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La croissance de Renault-Nissan dope l’activité de la Fonderie de Bretagne

C’est en juin 2009 que Renault annonçait qu’il rachetait la fonderie de Bretagne connue sous l’appellation de SBFM à l’époque. Renault avait alors investi un montant de 4,15 millions d’euros dans l’entreprise qui était clairement au bord de la faillite. Des investissements à hauteur de 3,8 millions d’euros avaient également été faits pour garantir la maintenance et la remise en état des installations. Quelques années plus tard, tandis que bien d’événements se sont succédé, il est nécessaire de faire un bilan.

Une activité en plein essor

La Fonderie de Bretagne est maintenant en pleine croissance. Soutenue par le groupe Nissan, l’entreprise affiche un bilan financier intéressant. En effet, cette filiale du groupe Renault profite de la progression des ventes des deux grandes marques Renault et Nissan de son actionnaire. L’entreprise vient d’investir dans une nouvelle ligne de moulage à hauteur de plusieurs millions d’euros. Il s’agit précisément de 48 millions d’euros qui ont été injectés pour grossir le nombre de productions. La Fonderie entend passer de 25 000 tonnes de production annuelle actuelle à 39 000 tonnes d’ici deux ans.

S’il est évident que la Fonderie de  Bretagne surfe sur le succès de Renault-Nissan, il n’en demeure pas moins que l’entreprise affiche un avenir prometteur. Actuellement située à Caudan, dans la périphérie de Lorient, la Fonderie de Bretagne répond aux besoins techniques de grandes marques. Elle fabrique des bras de suspension, des coudes d’échappement, mais aussi des porte-fusées. A ce propos, Laurent Galmard, le directeur général de l’entreprise explique que le groupe Renault-Nissan est un partenaire de choix. En fait, le groupe Renault-Nissan à lui seul représente 85% des commandes de l’entreprise.

Un futur alléchant

Renault a été d’une aide considérable pour la croissance de la Fonderie de Bretagne. Aujourd’hui, l’entreprise emploie 400 salariés en CDI et une centaine d’intérimaires. L’année dernière, elle a recruté 34 apprentis, ayant créé 10 nouveaux postes en CDI. Toutefois, il faut reconnaître que tout ceci n’était qu’illusoire lorsque la Fonderie a été récupérée par Renault en 2009. D’ailleurs, l’entreprise était en cessation de paiement lorsque Renault a repris l’ensemble de ses activités et de son personnel. Renault a finalement investi un montant de 92 millions d’euros pour permettre à la Fonderie de reprendre des formes et des couleurs.

Ainsi, la Fonderie de Bretagne assure le bon déroulement des activités de Renault. De même, elle se spécialise dans la fabrication de boîtiers différentiels en fonte; cette activité représente 10% des productions présentes de l’usine. Compte tenu des bons résultats observés dernièrement, la Fonderie a engagé un nouvel investissement de 10 millions d’euros dans le but d’accroître son activité d’usinage. Cependant, il faut préciser que malgré les divers investissements, l’usine bretonne n’a pas encore totalement retrouvé son équilibre financier. Selon les prévisions, la Fonderie aurait dû se rétablir complètement dès 2016, malheureusement ce n’est pas le cas. Bien qu’ayant réalisé un chiffre d’affaires de 58 millions, elle comptabilisait une perte à hauteur de 19 millions d’euros en 2016. Néanmoins, de meilleurs résultats ainsi que des bénéfices conséquents sont prévus pour 2018.

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