Stephen Hawking
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Décès de Stephen Hawking : la cosmologie perd une étoile

Propulsé sur des cimes de popularité par ses travaux déterminants en astrophysique et la maladie paralysante qui l’affecte depuis son parcours remarqué à l’Université de Cambridge, Stephen Hawking s’est éteint à l’âge de 76 ans le mercredi 14 mars, jour anniversaire de la naissance d’Albert Einstein, dont certains le considèrent comme un imprévu successeur.

Les contrariétés terrestres d’un homme tourné vers le ciel

Né à Oxford le 8 janvier d’un père biologiste et d’une mère militante, Stephen Hawking est d’abord destiné à des études de médecine, mais entreprend des études de physique à l’Université d’Oxford, avant de poursuivre une thèse de doctorat à Cambridge, où il se passionne pour l’astronomie. C’est à cette époque, à l’aube de ses 21 ans, qu’il est diagnostiqué d’une maladie neuromusculaire, la sclérose latérale amyotrophique (appelée en France maladie de Charcot), qui altère ses mouvements et le prive progressivement de toute autonomie.

Il se désintéresse de ses études et tombe en dépression face à la progression de sa maladie et les quelques années à vivre qui lui ont été diagnostiqués. La motivation de Hawking sera gratifiée d’un second souffle par l’infirmation du diagnostic, et son mariage avec Jane Wilde en 1965.

De la cosmologie de l’univers à la célébrité mondiale

À la fin des années 60, Hawking et son ami physicien Roger Penrose démontrent de nombreux théorèmes en astrophysique à partir de la théorie de la relativité d’Einstein, mais c’est en 1974 qu’il fera sa plus célèbre contribution, en cosmologie : celle concernant l’entropie des trous noirs, le fameux rayonnement Hawking : les trous noirs, loin d’être de simples « consommateurs » de matière, peuvent également émettre des radiations. Hawking émet également une hypothèse sur l’existence de micro trou noirs d’une masse de l’ordre d’un milliard de tonnes ! Il devient titulaire en 1980 de la chaire de professeur lucasien de mathématiques de l’université de Cambridge, poste attribué 300 ans plus tôt à Isaac Newton, et qu’il ne quittera qu’en 2009 en raison de son âge.

La popularité de Hawking débute en 1988 avec la publication d’Une brève histoire du temps, ouvrage de vulgarisation, best-sceller traduit en plus de 35 langues en à peine 12 ans après sa parution originelle, entamant une bibliographie de plus d’une quinzaine de livres, ainsi que l’astronomique série de références dont il est l’objet dans la culture populaire.

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