Droit à l'échec
Famille & Bien-être

Se donner le droit à l’erreur

Qu’il serait bon pour l’ego de toujours avoir le mot juste dans différentes situations. Que se soit pour rabrouer intelligemment quelqu’un qui parle trop, répondre à un client agressif, ou simplement faire rire cette séduisante femme, nous avons tous en nous cet idéal de perfection. Lorsque nous réalisons finalement que la réalité est bien loin de la fiction, nous en arrivons à croire que finalement nous ne sommes bon à rien. Toujours les extrêmes! Nous croyons que si nous ne sommes pas parfait, c’est parce que nous devons être moche. Mais non!!! Cessons d’entretenir cette illusion que c’est tout noir ou tout blanc.

Nous serons tôt ou tard confronté aux échecs

Nous nous imposons souvent une pression inutile en s’imaginant que nous devons agir avec une intelligence et un jugement exemplaire dans toutes les circonstances. Pourtant ceci est impossible. Nous serons tôt ou tard confrontés à des échecs plus ou moins grands tout au long de notre vie. Puisque le monde est en changement et que nous aussi, nous devons comprendre qu’il est impossible d’agir de façon parfaite. Ce qui reste dans notre pouvoir est néanmoins de faire de notre mieux. Faire de notre mieux implique nécessairement de faire des erreurs.
Cessons d’exiger des autres ce que nous ne pouvons exiger de nous-même. La nature même de l’être humain est imparfaite puisqu’elle est en changement continuel. En se rendant coupable et en confinant tout notre être dans le remord et la honte, nous nous éloignons de cet idéal de vie que chacun porte en lui. Certains d’entre nous sommes très indulgent envers les autres mais ne le sont pas envers eux-mêmes. Pour certains autres, c’est le contraire.
Dans le but de répondre à certains de nos besoins (être respecté et aimer), nous avons parfois entretenu des attentes énorme face à nous même ou à notre entourage. Puisque notre père n’était pas présent, parce que notre mère était trop occupé par nos autres frères et sœurs, parce que notre conjoint(e) était très orienté vers sa carrière, nous avons cru que nous devions être parfait et que nous devions mériter leur amour. Cette croyance bien enracinée nous a suivit toute notre vie et s’est actualisée au travail comme dans l’ensemble de notre vie personnelle. Nous avons alors cru que nous devions tout réussir et ne surtout pas se tromper. Au boulot comme dans la vie de famille, la société de consommation a créer un idée tellement fausse de l’être humain que nous sommes tous en train de recréer cette idée selon laquelle nous nous devons d’être performant dans tous les secteurs de notre vie. Nous croyons même que le bonheur est de réussir dans ces domaines…

La recherche continuel du sentiment d’approbation

L’adolescence est une période charnière où l’individu assimilera des croyances bien précises sur la façon dont il doit agir pour répondre à ces différents besoins. Privé d’encouragements, il assimilera l’idée qu’il n’a pas le droit à l’erreur. Même si la connaissance de ces besoins ne sont pas aussi consciente, chacun d’entre nous ressent un bien-être ou un mal-être qui lui fait comprendre que quelques chose lui manque ou est présent. C’est la recherche continuel de ce sentiment d’approbation ou d’amour qui fait tendre certains de nos gestes vers un idéal de perfection qu’il n’est pas possible d’atteindre sur tous les plans de notre vie et dans toutes les circonstances de notre vie..
En reprenant contact avec l’idéal d’amour qui nous habite, nous ferons tendre nos actions vers ce dernier. Mais il ne faut jamais perdre de vue que le chemin vers l’idéal le plus beau, est pavé d’expériences parfois douloureuses qui façonnent notre âme tout en l’ouvrant à ces sentiment de compassion et de solidarité propre à l’expérience humaine. Ce sont ces sentiments qui m’ont laissée croire que l’Homme est avant tout un être spirituel vivant une expérience humaine.
Poursuivi par cette croyance que tout est blanc ou tout est noir, nous croyons qu’une difficulté se répercutera sur notre être tout entier. Notre équilibre alors fragile est déstabilisé par une perception de nous-même déjà chancelante.
Lors de mon séjour au Liban nous avons dispensé de nombreux ateliers à des étudiants et à des professeurs ainsi qu’à un certain nombre de réfugiés palestiniens. Dans mon mon idéalisme habituel, je n’avais pas réalisé que jamais de toute ma vie, je ne m’étais donné le droit à l’erreur. Je ne peux décrire le sentiment libérateur que j’ai ressentit lorsque j’ai répété à 5 reprises : « J’ai droit à l’erreur ! »
La répétition de cette petite phrase aura pour effet de retirer un immense poids de mes épaules. Puisque dans notre société il faut toujours aller plus vite et plus loin, il nous est très difficile de réaliser l’ampleur de la pression que nous nous mettons. Et si, nous sommes sous pression de notre patron, il peut être interessant et libérateur d’utiliser la méthode de la communication non-violente. En exprimant nos émotions et nos besoins nous avons tous les éléments pour agir pour avoir une vie agréable sans empiéter sur la vie des autres.

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